En pleine guerre avec l'Iran, lors de l'opération Rugissement du Lion, le jeune Nir Krigel, âgé de seulement 11 ans, a transformé une réalité quotidienne stressante en un succès musical viral intitulé "Shir HaKatbam" (Le chant du drone). En quelques semaines, ce morceau s'est imposé comme l'hymne incontournable des réseaux sociaux en Israël. Au total, il a accumulé des millions de vues sur les réseaux sociaux.
Tout commence par une observation simple depuis le balcon de sa maison. Intrigué et inquiet par les bruits aériens, Nir Krigel commence à fredonner des paroles simples : "Qu'est-ce que c'est là-haut dans le ciel ? (...) C'est un drone !".
La chanson s'appuie sur un rythme techno-pop entrainant et des paroles répétitives qui ont tout de suite été adoptées par le public, comme une sorte de moyen de décompresser dans une réalité angoissante.
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Preuve de son impact massif, la chanson est rapidement sortie des écrans de smartphone pour intégrer la culture populaire globale. Le géant de l'assurance israélien Direct Insurance a sauté sur l'occasion pour signer un contrat avec le jeune garçon, transformant son tube en une campagne publicitaire nationale à gros budget.
Cependant, une controverse juridique fait désormais rage concernant les droits d'auteur du morceau. Les créateurs et les représentants du jeune Nir ont exigé des compensations financières pour l'utilisation par certains petits commerces de la chanson sur leurs réseaux sociaux.
L'émission « HaTsinor », diffusée sur la chaîne Reshet 13, a révélé le cas d'un coach sportif de Guivataïm, qui avait utilisé la chanson pour promouvoir son activité sur Instagram. Il fait l'objet d'une poursuite réclamant 100 000 shekels pour violation du droit d'auteur.
Selon les informations rapportées, l'entrepreneur avait retiré la publication litigieuse et proposé un dédommagement de 3 000 shekels à l'enfant, une offre rejetée, la demande initiale s'élevant à 25 000 shekels. Face à son refus, la poursuite de 100 000 shekels a finalement été déposée devant le tribunal.
Selon le journal économique Globes, la plainte porte non seulement sur l'usage de la musique elle-même, mais également sur l'utilisation de la phrase la plus associée à la chanson, reprise dans la vidéo promotionnelle du coach.