À la veille du 47e anniversaire de la Révolution islamique, célébré le 12 février, le régime iranien a lancé une vaste opération de mobilisation nationale afin de projeter une image de cohésion et de contrôle. Selon Israel Hayom, le guide suprême Ali Khamenei a appelé les Iraniens à participer massivement aux rassemblements pro-régime organisés à travers le pays. Plusieurs témoignages relayés par des médias opérant hors d’Iran indiquent que des fonctionnaires et des citoyens dépendants de l’État ont reçu l’ordre d’y assister, sous peine de sanctions économiques ou professionnelles.
Parallèlement aux pressions, les autorités ont tenté d’encourager la participation par une série d’amnisties accordées à certains détenus, excluant toutefois les prisonniers arrêtés lors des récentes manifestations nationales. Dans un effort supplémentaire pour démontrer un soutien populaire, le régime a publié des dizaines de lettres d’appui attribuées à des personnalités publiques, dont certaines auraient été associées sans leur consentement, selon la chaîne Iran International.
Sur le plan stratégique, Téhéran cherche également à afficher sa puissance face à la menace d’une possible action militaire américaine. Alors que Donald Trump et Benjamin Netanyahou discutent de l’option d’une confrontation directe avec l’Iran, la République islamique multiplie les signaux politiques et militaires. Lors d’une cérémonie officielle de l’armée de l’air, l’attaché militaire chinois a remis au commandant iranien une maquette du chasseur furtif J-20, geste interprété comme un message de coopération militaire, bien que ses implications concrètes restent incertaines.

Au cours des célébrations, des images diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des manifestants iraniens à Téhéran incendiant une sculpture représentant Baal — divinité cananéenne antique souvent associée au mal — accompagnée d’une étoile de David et d’une photographie du président Donald Trump, tandis que la foule scandait « Mort à Israël ». Ces scènes s’inscrivent dans la rhétorique hostile traditionnelle du régime lors des commémorations officielles.
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Malgré cette démonstration de force, des signes de fragilité interne persistent. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des étudiants scandant « Javid Shah » — « Vive le Shah » — dans plusieurs établissements scolaires, illustrant la défiance d’une partie de la jeunesse face au régime. D’autres incidents, comme l’incendie survenu dans une centrale électrique de Téhéran, officiellement attribué à une négligence technique, ont alimenté les spéculations dans un climat déjà marqué par les tensions politiques et sociales.
Ainsi, alors que le régime tente d’afficher unité et puissance pour le 47e anniversaire de la Révolution, il doit simultanément contenir une contestation persistante à l’intérieur du pays, tout en cherchant à dissuader ses adversaires sur la scène internationale, au moment où les discussions entre Washington et Jérusalem pourraient redéfinir l’équilibre stratégique au Moyen-Orient.
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