Culture

Berlin : polémique au festival du film autour des questions sur Israël et Gaza

L’ouverture du festival du film de Berlin a été marquée par une controverse après une réponse jugée neutre du président du jury sur le conflit israélo-palestinien, provoquant la démission d’une participante et une réaction exceptionnelle de la direction du festival.

2 minutes
15 février 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Berlin : polémique au festival du film autour des questions sur Israël et Gaza
La direction du festival appelle à garder la tête froide face aux injonctions à prendre position

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Le festival international du film de Berlin a débuté jeudi, mais malgré un calme apparent au Moyen-Orient, il s’est rapidement retrouvé au cœur d’une polémique politique centrée sur le conflit entre Israël et Gaza. Une déclaration du président du jury, Wim Wenders, a suscité de vives critiques, entraînant la démission de l’écrivaine Arundhati Roy et une intervention rare de la direction du festival.

Lors de la conférence de presse inaugurale, Wim Wenders a été interrogé sur le conflit. Il a répondu que les créateurs de cinéma devaient rester en dehors de la politique, qu’ils constituaient un contrepoids à celle-ci et que leur mission était de faire le travail des artistes, et non celui des politiciens. Ces propos, associés à d’autres déclarations, ont surpris certains participants et déclenché des réactions négatives.

Face à l’ampleur de la controverse, la direction du festival a publié deux communiqués. Le porte-parole a souligné que certains propos rapportés avaient été sortis de leur contexte et que l’ensemble de l’œuvre et des valeurs défendues par les artistes devait être pris en compte. L’objectif était de créer un espace où les points de vue divers peuvent être entendus et respectés, à la fois dans les films et par leurs auteurs, même lorsque ceux-ci expriment des opinions politiques fortes.

La directrice du festival, Trisha Tuttle, a précisé que les artistes n’étaient pas toujours en mesure de résumer des idées complexes en quelques phrases pour la presse. Elle a insisté sur le fait que tous les créateurs présents au festival se préoccupent du monde et des droits humains, notamment à Gaza et en "Cisjordanie", mais aussi dans d’autres régions touchées par des crises humanitaires ou des conflits. Selon elle, les artistes doivent rester libres de s’exprimer comme ils le souhaitent et il n’est pas réaliste d’attendre d’eux une réponse à toutes les controverses historiques ou actuelles liées au festival.

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