Une étude internationale dirigée par l’Université Reichman montre que la perception des Juifs comme un groupe « puissant » constitue aujourd’hui l’un des principaux moteurs de l’antisémitisme, aussi bien dans les milieux conservateurs que progressistes. Selon les chercheurs, ce phénomène s’est intensifié depuis le massacre du 7 octobre, avec une présence accrue d’hostilité anti-juive sur les campus, dans les sphères culturelles et dans le débat public.
Les chercheurs décrivent un « modèle de double menace » : à droite, l’image d’une supposée puissance juive alimente la crainte d’une perte de domination ou de contrôle, nourrissant des théories de conspiration classiques. À gauche, cette même perception déclenche une hostilité différente, liée à l’idée que les Juifs représenteraient un symbole de privilège et de pouvoir, perçu comme incompatible avec les idéaux d’égalité. Dans les deux cas, expliquent-ils, c’est le sentiment de menace — et non seulement les stéréotypes — qui alimente l’antisémitisme.
L’étude souligne que les stratégies traditionnelles fondées uniquement sur la correction des fausses informations restent insuffisantes. Pour les chercheurs, la lutte contre l’antisémitisme doit aussi s’attaquer aux ressorts émotionnels et identitaires, en rappelant la diversité du peuple juif et en déconstruisant l’idée d’un groupe homogène et dominant. Une approche différenciée, adaptée aux sensibilités idéologiques, pourrait selon eux améliorer l’efficacité de la réponse face à un phénomène en mutation.
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