C'est un chiffre qui n'était encore jamais apparu dans les statistiques israéliennes. Cette année, 76,4 % des Arabes actifs exercent un métier en lien direct avec leurs études, contre 72,5 % chez les Juifs. Pour la première fois, l'indice d'adéquation formation-emploi penche en faveur de la population arabe — un renversement symbolique que le rapport 2024 sur la qualité de vie, publié cette semaine, met en lumière.
Des signaux positifs sur plusieurs fronts
Au-delà de l'emploi, le rapport pointe d'autres évolutions favorables aux Arabes. En matière de santé, leur taux de nouveaux diagnostics de cancer est inférieur à celui des Juifs, et leur confiance envers le système de santé se révèle plus élevée — malgré des disparités persistantes sur l'espérance de vie masculine et les indicateurs de mode de vie sain. Côté logement, si les Juifs se montrent plus satisfaits concernant la densité de population et leur environnement résidentiel, les Arabes consacrent une part moins importante de leur revenu disponible aux dépenses de logement.
Sur le plan du bien-être et des perspectives d'avenir, les Arabes affichent également un optimisme plus marqué. Ils déclarent une meilleure satisfaction quant à l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée, et un sentiment de sécurité en ligne plus élevé.
Un fossé structurel qui persiste
Ces avancées ne doivent pourtant pas masquer une réalité plus lourde. Sur les 79 indicateurs analysés par groupe de population, les Juifs obtiennent de meilleurs résultats dans 55 cas, les Arabes dans 19, et cinq indicateurs affichent une égalité. Les écarts les plus marqués concernent le niveau de vie matériel, l'éducation, l'environnement et l'engagement civique.