Les élèves qui terminent aujourd'hui l'école primaire ont connu leur premier confinement alors qu'ils étaient en maternelle, avant d'enchaîner les périodes d'enseignement à distance, les classes en petits groupes, puis trois années de guerre. Les lycéens qui viennent d'obtenir leur baccalauréat ont, eux aussi, effectué une grande partie de leur scolarité dans un contexte de crises successives.
Selon un calcul réalisé par le collège académique Hemdat, un élève de terminale du nord d'Israël a perdu environ 200 jours de classe, soit l'équivalent d'une année scolairem dans les localités proches de Gaza, ce chiffre atteint 318 jours, soit près d'un an et demi et dans le centre du pays, la perte est estimée entre 150 et 170 jours.
Pour les élèves de sixième, les écarts restent importants : environ 138 jours perdus dans le nord, 236 jours dans l'enveloppe de Gaza et près de 100 jours dans le centre du pays.
Ces interruptions répétées ont fragilisé les apprentissages, notamment en lecture, en mathématiques et en anglais. Les écarts se sont également creusés entre le centre et la périphérie, les régions les plus exposées aux combats où les fermetures d'établissements ont été les plus longues.
Les évaluations internationales confirment cette tendance. Dans les tests TIMSS, Israël recule significativement en mathématiques ainsi qu'en sciences et les dernières évaluations nationales montrent également qu'une part importante des collégiens présente un niveau faible en anglais.
Les difficultés se prolongent jusque dans l'enseignement supérieur. Selon une analyse des données de l'OCDE, 22 % des étudiants israéliens présentent un niveau de compétences mathématiques comparable à celui d'un élève de fin d'école primaire, contre 8 % en moyenne dans les pays de l'OCDE. En compréhension de l'écrit, cette proportion atteint 20 %, l'un des taux les plus élevés parmi les pays développés.