Le nombre de demandes d’interruption volontaire de grossesse (IVG) a de nouveau reculé en Israël en 2024, selon les dernières données publiées par le Bureau central des statistiques (CBS). Le rapport révèle également que 99,8 % des demandes soumises aux commissions d’interruption de grossesse ont été approuvées.
En 2024, 6,6 demandes d’IVG ont été enregistrées pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans, contre 6,9 pour 1 000 en 2023. Cette baisse s’inscrit dans une tendance de long terme : en 1988, ce taux atteignait encore 15,2 demandes pour 100 grossesses connues, soit plus du double du niveau actuel.
En Israël, toute interruption de grossesse doit être autorisée par une commission spécialisée. En 2024, 99,8 % des dossiers examinés ont reçu un avis favorable. Le motif légal le plus fréquemment invoqué était une grossesse survenue hors mariage, représentant 43,3 % des demandes. Les autres motifs les plus courants concernaient un risque de malformation physique ou mentale du fœtus ainsi qu’un danger pour la santé de la mère.
Les femmes mariées représentaient toutefois la majorité des demandeuses, avec 51,2 % des dossiers, contre 38,2 % pour les femmes célibataires.
Le rapport met également en évidence des écarts selon les groupes de population. Les femmes chrétiennes non arabes ont enregistré le taux de demandes le plus élevé, avec 10 pour 1 000 femmes en âge de procréer. Les femmes juives affichent un taux de 6,8 pour 1 000, tandis que les femmes arabes musulmanes présentent l’un des niveaux les plus faibles, avec 5,7 pour 1 000.