Lors de cet échange, Benyamin Netanyahou explique qu’une frappe aérienne pourrait permettre de les éliminer. Cet appel, passé sur une ligne sécurisée depuis la salle de crise de la Maison-Blanche, constitue l’un des moments décisifs qui ont conduit à la guerre lancée quelques jours plus tard par les États-Unis et Israël.
À ce moment-là, Donald Trump n’a- pas encore pris la décision finale d’engager une opération militaire contre l’Iran. Mais, selon des responsables israéliens, cet échange s’inscrivait dans une série de discussions et de coordinations étroites entre les deux dirigeants au cours des deux mois précédant la guerre.
Pour plusieurs responsables américains, cet épisode apporte aussi une réponse à une question centrale : pourquoi l’attaque a-t-elle été lancée à ce moment précis ? La réponse tient à l’opportunité stratégique : la présence simultanée de Khamenei et de ses principaux conseillers offrait une cible unique que Washington et Jérusalem ne voulaient pas laisser passer.
Après l’appel du 23 février, la CIA est chargée de vérifier les informations recueillies par le renseignement militaire israélien. L’agence américaine confirme rapidement que la réunion prévue à Téhéran était avérée.
Au même moment, les négociations diplomatiques menées à Genève entre les États-Unis et l’Iran semblent dans l’impasse. Les envoyés de Trump, Jared Kushner et Steve Witkoff informent le président que les discussions ne devraient pas permettre d’aboutir à un accord acceptable.
Selon un responsable américain, le message transmis au président est clair : si la Maison-Blanche voulait poursuivre la voie diplomatique, ils continueraient à négocier, mais les dirigeants iraniens ne semblaient pas prêts à accepter un compromis.
Le jeudi suivant, après confirmation du renseignement et face à l’échec apparent des négociations, Donald Trump prend sa décision. À 15 h 38, heure de la côte est des États-Unis, et donne l’ordre d’engager l’opération militaire. Onze heures plus tard, les premières frappes étaient lancées, marquant le début de la guerre.
Le secrétaire d’État Marco Rubio explique que ce week-end représentait « une opportunité unique d’agir contre cette menace », Washington et Jérusalem ayant voulu maximiser les chances de succès de l’opération.
Selon plusieurs responsables américains et israéliens, la coopération entre Trump et Netanyahou a été particulièrement intense dans les semaines précédant l’attaque. Les deux dirigeants se seraient rencontrés à deux reprises et auraient échangé une quinzaine d’appels téléphoniques durant les deux mois précédant la décision. Certains responsables affirment même que Donald Trump avait envisagé une attaque dès le début du mois de janvier, mais que Netanyahou aurait demandé de reporter l’opération pour des raisons opérationnelles. L’ambassadeur d’Israël à Washington, Yehiel Leiter, a toutefois rejeté l’idée selon laquelle Netanyahou aurait exercé une pression sur Trump pour accélérer la décision.
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