Alors que les sirènes retentissent régulièrement dans tout le pays depuis le début de la guerre contre l’Iran, une réalité inquiétante refait surface : plus de 500 000 Israéliens, principalement des personnes âgées ou en situation de handicap, vivent dans des logements sans mamad ni accès rapide à un abri.
La plupart de ces logements se trouvent dans des immeubles construits avant les années 1990, avant que la loi israélienne n’impose l’installation d’une pièce blindée dans les nouvelles constructions. Dans ces bâtiments anciens, l’abri le plus proche est souvent un miklat public situé dans la rue ou dans un autre immeuble, parfois à plusieurs dizaines de mètres. Un trajet impossible pour des personnes à mobilité réduite lorsque le temps d’alerte n’est que de quelques dizaines de secondes.
La situation est particulièrement visible dans les quartiers anciens de grandes villes comme Tel-Aviv, Haïfa ou Ashdod, mais aussi dans certaines localités du nord et du sud du pays exposées aux tirs de roquettes. Dans ces zones, de nombreux seniors vivent seuls et dépendent de voisins ou de membres de leur famille pour rejoindre un abri en cas d’alerte.
Le problème est connu depuis des années, mais il reste sans véritable solution nationale. La responsabilité se trouve dispersée entre plusieurs organismes : le Commandement du front intérieur, le ministère du Logement, le ministère du Bien-être social et les autorités locales. Résultat : aucun programme global n’a encore été mis en œuvre pour protéger cette population particulièrement vulnérable.
Plusieurs pistes ont pourtant été évoquées ces dernières années : installation de migoniyot (abris blindés préfabriqués) près des immeubles anciens, adaptation des abris publics pour les personnes handicapées ou programmes de renforcement des bâtiments. Mais ces initiatives restent limitées et souvent locales.
En attendant une réponse structurelle, de nombreux Israéliens âgés vivent chaque alerte avec la même angoisse : ne pas pouvoir atteindre un espace protégé à temps. Dans un pays où la défense civile repose largement sur la capacité des habitants à se mettre à l’abri en quelques secondes, cette réalité pose une question de fond : qui protège les plus vulnérables lorsque la sirène retentit ?
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