L'audience s'est tenue devant les juges Daphne Barak-Erez, David Mintz et Ofer Grosskopf, à la suite d'une requête en outrage au tribunal déposée par l'Association pour les droits civiques et l'organisation « Gisha », qui soutenaient que l'État ne respectait pas les obligations fixées par un jugement antérieur.
Ce jugement initial, rendu en septembre 2025, avait établi que l'État était tenu de fournir aux détenus sécuritaires une alimentation garantissant des conditions de subsistance minimales conformes à la loi, tout en estimant que la situation actuelle était insuffisante et en exigeant des mesures concrètes d'amélioration.
Le ministre de la Sécurité nationale, le commissaire du service pénitentiaire et la conseillère juridique du gouvernement ont présenté une série de mesures mises en œuvre à la suite du jugement. Parmi celles-ci figurent la mise en place de pesées trimestrielles pour l'ensemble des détenus sécuritaires, le suivi des détenus présentant un faible poids, la révision des menus alimentaires tous les trois mois et l'élaboration de procédures de distribution des repas. Les défendeurs ont également précisé qu'une directive avait été donnée aux agents de terrain pour exercer une « flexibilité opérationnelle », permettant de fournir des rations supplémentaires en cas de besoin, dans le cadre d'une appréciation professionnelle.
Les juges ont souligné dans leur décision que l'obligation de fournir une alimentation suffisante s'applique à l'ensemble des détenus sécuritaires, et non aux seuls détenus en sous-poids. Ils ont également précisé que le jugement impose non seulement la planification des menus, mais aussi l'accès effectif à la nourriture et la possibilité d'obtenir des rations supplémentaires si nécessaire.
En conclusion, la Cour suprême a souligné que l'État est tenu non seulement de respecter les déclarations faites au cours de la procédure, mais aussi de les mettre en œuvre concrètement et de manière durable, en garantissant le respect du standard légal établi.
Me Yehuda Poah, président de l'organisation Betsalmo, a déclaré : « Il s'agit d'une décision révoltante et dangereuse, qui risque d'encourager des terroristes à commettre des attentats, tant l'alimentation qui leur est fournie est royale. Nous réitérons notre demande à la Cour suprême de cesser de nuire à la sécurité d'Israël et de se préoccuper des citoyens israéliens plutôt que de la nutrition des terroristes. »
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