L’Organisation de coopération et de développement économiques prévoit une croissance de 3,3 % seulement pour l’économie israélienne en 2026, un chiffre revu à la baisse en raison des conséquences de la guerre contre l’Iran et des tensions géopolitiques régionales. Selon l’organisation, la croissance devrait toutefois rebondir à 5,6 % en 2027.
L’OCDE estime également que le déficit public atteindra 5,3 % du PIB cette année, au-dessus de l’objectif gouvernemental fixé à 4,9 % alors que l’inflation devrait rester contenue à 2,3 % en 2026, puis reculer à 2,1 % en 2027, restant ainsi dans la fourchette cible de la Banque d’Israël.
L’organisation souligne toutefois plusieurs risques, notamment une reprise des combats à haute intensité qui pourrait détériorer davantage les finances publiques. À l’inverse, un renforcement de la coopération commerciale régionale pourrait soutenir une croissance plus forte qu’attendu.
L’OCDE appelle également Israël à réduire progressivement sa dette publique, passée d’environ 60 % du PIB avant la guerre à près de 70 % aujourd’hui, en maintenant les mesures destinées à accroître les recettes de l’État et en maîtrisant les dépenses de défense, tout en préservant les investissements dans l’éducation et les infrastructures.