International

G7 à Évian : les arguments de Trump pour justifier son accord avec l’Iran

Donald Trump a défendu l’accord conclu avec l’Iran, qu’il présente comme une victoire diplomatique

4 minutes
17 juin 2026

ParDelphine Miller

G7 à Évian : les arguments de Trump pour justifier son accord avec l’Iran
Crédit Photo : Maison Blanche

Désolé, votre navigateur ne supporte pas la synthèse vocale.

Donald Trump a longuement défendu mercredi l’accord conclu avec l’Iran lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet du G7 à Évian. Face aux critiques, le président américain a expliqué pourquoi il estime que cet accord constitue la meilleure option pour les États-Unis, Israël et la stabilité régionale.

Un accord présenté comme une victoire stratégique

Selon Trump, l’accord permet d’atteindre les trois objectifs que Washington s’était fixés : mettre fin au conflit déclenché le 28 février, rouvrir le détroit d’Ormuz et empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. Il affirme que sans compromis, les États-Unis auraient pu poursuivre les bombardements « pendant deux semaines, deux mois ou même deux ans » sans garantir de meilleurs résultats.

L’argument économique

Le président américain a également mis en avant l’impact économique de l’accord. Selon lui, chaque fois qu’une perspective de paix a émergé, les marchés financiers ont progressé tandis que les prix du pétrole reculaient. À l’inverse, une poursuite de la guerre aurait pu provoquer une grave crise économique mondiale.

Soleimani et les nouveaux dirigeants iraniens

Pour Trump, cet accord n’est pas le fruit de quelques mois de négociations mais d’un processus engagé depuis plusieurs années. Il a notamment attribué ce résultat à l’élimination du général iranien Qassem Soleimani en 2020. « S’il était encore là, nous ne parlerions probablement pas de cet accord aujourd’hui », a-t-il déclaré, qualifiant Soleimani de « génie maléfique » que le régime iranien n’a jamais réussi à remplacer.

Le président américain estime par ailleurs que les responsables iraniens qui ont pris la relève après la guerre sont « plus intelligents » et « moins radicalisés » que leurs prédécesseurs. Il a même évoqué une forme de « changement de régime », affirmant que les pertes subies par l’Iran ont profondément modifié les équilibres au sein du pouvoir.

Un ultimatum de 60 jours

Trump a toutefois insisté sur le fait que l’accord restait conditionnel. Selon lui, si les discussions sur sa mise en œuvre n’aboutissent pas dans les 60 jours, les États-Unis reprendront les bombardements. Il a également révélé avoir transmis à Israël une copie du mémorandum d’entente conclu avec Téhéran.

Une attaque contre l’accord Obama

Le président américain a ensuite réaffirmé son opposition à l’accord nucléaire signé sous Barack Obama. Selon lui, ce texte aurait permis à l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire et aurait mis en danger Israël ainsi que l’ensemble du Moyen-Orient. « Israël aurait été détruit », a-t-il affirmé.

Les missiles iraniens, une position qui interroge

Parmi les déclarations les plus remarquées de son intervention figure également son évolution sur la question des missiles iraniens. Après avoir longtemps affirmé que Téhéran ne devait pas disposer de capacités balistiques, Trump a expliqué que l’Iran pourrait conserver des missiles tant que d’autres pays de la région en possèdent également. Une position qui tranche avec plusieurs de ses déclarations précédentes.

Israël, Netanyahou et le Liban

Interrogé sur ses relations avec Benyamin Netanyahou, Trump l’a qualifié de « très bon homme » et d’« incroyable Premier ministre », tout en reconnaissant des divergences sur le dossier libanais. « Je lui ai dit d’être un peu plus doux avec le Liban. Il n’est pas nécessaire de détruire un immeuble chaque fois qu’un membre du Hezbollah y entre », a-t-il déclaré.

Dans le même esprit, le président américain a estimé que le dirigeant syrien Ahmed al-Charaa, plus connu sous le nom d’Al-Joulani, devrait s’occuper du Hezbollah. Selon lui, celui-ci agirait de manière plus ciblée contre l’organisation terroriste sans recourir à la destruction systématique d’immeubles.

Le soutien des dirigeants du G7

Enfin, Trump a assuré que les dirigeants du G7 et plusieurs chefs d’État rencontrés ces derniers jours soutenaient l’accord avec l’Iran. Selon lui, aucun de ses interlocuteurs ne lui a demandé de poursuivre les frappes contre la République islamique, ce qu’il considère comme une validation internationale de sa stratégie.

POUR VOUS INSCRIRE A LA NEWSLETTER CLIQUEZ ICI : https://israj.media-j.com/newsletter

POUR RECEVOIR NOS INFORMATIONS EN DIRECT SUR WHATSAPP CLIQUEZ ICI http://tiny.cc/IsrajInfoIsrael