Donald Trump a longuement défendu mercredi l’accord conclu avec l’Iran lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet du G7 à Évian. Face aux critiques, le président américain a expliqué pourquoi il estime que cet accord constitue la meilleure option pour les États-Unis, Israël et la stabilité régionale.
Un accord présenté comme une victoire stratégique
Selon Trump, l’accord permet d’atteindre les trois objectifs que Washington s’était fixés : mettre fin au conflit déclenché le 28 février, rouvrir le détroit d’Ormuz et empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. Il affirme que sans compromis, les États-Unis auraient pu poursuivre les bombardements « pendant deux semaines, deux mois ou même deux ans » sans garantir de meilleurs résultats.
L’argument économique
Le président américain a également mis en avant l’impact économique de l’accord. Selon lui, chaque fois qu’une perspective de paix a émergé, les marchés financiers ont progressé tandis que les prix du pétrole reculaient. À l’inverse, une poursuite de la guerre aurait pu provoquer une grave crise économique mondiale.
Soleimani et les nouveaux dirigeants iraniens
Pour Trump, cet accord n’est pas le fruit de quelques mois de négociations mais d’un processus engagé depuis plusieurs années. Il a notamment attribué ce résultat à l’élimination du général iranien Qassem Soleimani en 2020. « S’il était encore là, nous ne parlerions probablement pas de cet accord aujourd’hui », a-t-il déclaré, qualifiant Soleimani de « génie maléfique » que le régime iranien n’a jamais réussi à remplacer.
Le président américain estime par ailleurs que les responsables iraniens qui ont pris la relève après la guerre sont « plus intelligents » et « moins radicalisés » que leurs prédécesseurs. Il a même évoqué une forme de « changement de régime », affirmant que les pertes subies par l’Iran ont profondément modifié les équilibres au sein du pouvoir.
Un ultimatum de 60 jours
Trump a toutefois insisté sur le fait que l’accord restait conditionnel. Selon lui, si les discussions sur sa mise en œuvre n’aboutissent pas dans les 60 jours, les États-Unis reprendront les bombardements. Il a également révélé avoir transmis à Israël une copie du mémorandum d’entente conclu avec Téhéran.
Une attaque contre l’accord Obama
Le président américain a ensuite réaffirmé son opposition à l’accord nucléaire signé sous Barack Obama. Selon lui, ce texte aurait permis à l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire et aurait mis en danger Israël ainsi que l’ensemble du Moyen-Orient. « Israël aurait été détruit », a-t-il affirmé.
Les missiles iraniens, une position qui interroge