Les États-Unis, l'Iran, le Pakistan et le Qatar ont officiellement lancé ce jour, dimanche, à Bürgenstock, en Suisse, un nouveau cycle de négociations présenté par ses participants comme une étape majeure vers une désescalade au Moyen-Orient. Mais derrière les déclarations d'optimisme, plusieurs sujets de friction demeurent, à commencer par le Liban et le détroit d'Ormuz.
Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a ouvert la rencontre en saluant le rôle du président américain. « Nous vivons une grande journée qui mènera à la paix mondiale », a-t-il déclaré, estimant qu'un « document significatif » pouvait jeter les bases d'une paix durable.
Le vice-président américain JD Vance a lui aussi rendu hommage à Donald Trump, qu'il a crédité d'avoir permis l'ouverture de négociations directes avec Téhéran. Selon lui, l'objectif est de « tourner une nouvelle page » et de construire un Moyen-Orient « très différent de celui d'il y a dix ans ».
Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, a toutefois tempéré l'optimisme ambiant, qualifiant cette réunion de « simple début » d'un processus de négociation appelé à se poursuivre.
Le Liban s'est rapidement imposé comme l'un des dossiers les plus sensibles. Interrogé sur un éventuel message adressé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, JD Vance a affirmé avoir constaté « des progrès importants ces derniers jours pour maintenir le cessez-le-feu au Liban ». Il a également salué la coopération du Qatar, du Pakistan et « des amis israéliens » en faveur de la stabilité régionale.
Selon plusieurs médias américains, une session d'urgence consacrée au conflit entre Israël et le Hezbollah a d'ailleurs été ajoutée au programme des discussions. Ni Israël ni le Hezbollah ne participent toutefois aux pourparlers.
L'atmosphère est également restée tendue entre Washington et Téhéran. Selon l'agence iranienne Tasnim, la délégation iranienne a refusé de participer à une photo de groupe avec les représentants américains et le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, aurait même refusé d'entrer dans la salle de conférence de presse.