L'étude estime à plus de 118 milliards de dollars le coût direct pour les finances publiques israéliennes. Les dépenses de défense représentent à elles seules environ 71,2 milliards de dollars. À cela s'ajoutent 9,6 milliards de dollars d'indemnisations, 16,7 milliards de dépenses civiles diverses et 5,5 milliards de dollars de charges d'intérêts liées à l'augmentation de la dette publique.
Le rapport évalue également à environ 26 milliards de dollars la valeur des armes, munitions et équipements militaires fournis à Israël par les États-Unis.
L'impact économique ne se limite toutefois pas aux dépenses de l'État. Les pertes de production de l'économie israélienne entre octobre 2023 et la fin de l'année 2025 sont estimées à près de 52 milliards de dollars. En tenant compte des développements de 2026, ce montant pourrait dépasser 58 milliards de dollars.
Le rapport qui ne prend pas en compte les pertes individuelles non couvertes par l'État ni l'ensemble des pertes du secteur privé, souligne également que l'augmentation des dépenses publiques s'est traduite par une hausse des impôts, un renchérissement du coût de la vie et une pression accrue sur les petites et moyennes entreprises.
Selon le rapport, les conflits engagés depuis le 7 octobre constituent, sur le plan économique, la période militaire la plus coûteuse de l'histoire d'Israël, avec des conséquences susceptibles de peser sur l'économie du pays pendant encore de nombreuses années.