Orphelin de père depuis l'âge de 16 ans et fils unique, il était dispensé de service combattant. Il avait pourtant choisi de rejoindre la brigade Golani, contre l'avis de sa mère. Après une classe préparatoire militaire qu'il avait terminée avec les honneurs, il avait suivi les formations de chef de section puis d'officier.
« Il avait un objectif très important : défendre notre pays. Il nous répétait sans cesse : "Je veille sur vous". Aujourd'hui, sa mission est encore plus grande. Notre héros est désormais le héros de tout l'État d'Israël. » a confié sa tante, Moran Feyertag.
Sa mère, Galit, a rappelé une conversation récente avec son fils. Inquiète des drones qui menaçaient les soldats au Liban, elle lui avait dit qu'ils étaient devenus « de la chair à canon ». Il lui avait répondu : « Seuls ceux qui sont là-bas peuvent comprendre. Et si mon heure vient, tu relèveras la tête et tu continueras à vivre. »
Sa compagne, Ron, lui a rendu un hommage bouleversant : « J'aurais tant voulu que tu sois mon mari et le père de nos enfants. Je t'aimerai pour toujours. »
Le lieutenant-colonel Naor Amihai, commandant adjoint de la brigade Golani, a salué « un combattant courageux, un commandant admiré, un leader naturel dont les soldats savaient qu'ils pouvaient toujours compter sur lui ».