Les équipes israéliennes de secours poursuivent leurs opérations au Venezuela, frappé par un violent séisme, dans l’espoir de retrouver d’éventuels survivants sous les décombres. Déployée par les organisations Magen – Disaster Management and Emergency, Ready for Rescue et SmartAID, la mission travaille aux côtés des autorités locales dans les zones les plus touchées.
Après avoir atterri à Valencia, les secouristes ont immédiatement acheminé leur matériel vers les secteurs sinistrés, où ils participent aux opérations de recherche et de sauvetage, à l’inspection des bâtiments endommagés et à la distribution d’une première aide humanitaire.
« Nous sommes arrivés dans une station balnéaire proche de Caracas. Ce qui était autrefois un lieu de villégiature est aujourd’hui un champ de ruines », témoigne auprès du site Hayom Eran Magen, fondateur et directeur de l’organisation. Selon lui, de nombreux immeubles en béton armé se sont effondrés sous la violence des secousses.
Les sauveteurs israéliens affirment avoir trouvé très peu d’équipes internationales sur place au cours de leurs premières heures d’intervention. « Nous avons compris que chaque minute comptait. Étant donné la distance entre Israël et le Venezuela, nous sommes arrivés relativement tard, mais nous avons commencé à travailler dès notre arrivée, jusque tard dans la nuit », explique Eran Magen.
Malgré leurs efforts, les recherches n’ont, pour l’instant, permis de retrouver aucun survivant. L’équipe est notamment intervenue après le signalement d’une personne dont la voix aurait été entendue sous les décombres. « Lorsque nous sommes parvenus jusqu’à elle, elle était décédée. À ses côtés se trouvait une femme enceinte, qui n’a pas survécu non plus », raconte le chef de mission.
Les recherches se poursuivent dans d’autres secteurs touchés. Les secouristes se sont notamment rendus dans une autre ville côtière après qu’une habitante a affirmé entendre son père appeler à l’aide sous les gravats. « Nous espérons toujours un miracle. Mais retrouver les victimes est également essentiel pour permettre aux familles de faire leur deuil », souligne Eran Magen.
Le responsable de la mission décrit également des conditions de travail particulièrement difficiles dans un pays déjà confronté à une grave crise économique avant la catastrophe. Selon lui, les pénuries de produits de première nécessité demeurent importantes et les nombreux barrages militaires compliquent les déplacements des équipes sur le terrain.