Un convoi qui se présente comme une ''caravane humanitaire'' composée de plus d’un millier de militants originaires d’Afrique du Nord a quitté la Tunisie ce lundi en direction de la bande de Gaza, dans une tentative déclarée de « briser le blocus imposé par Israël ».
Le convoi, constitué d’une douzaine d’autobus et d’une centaine de véhicules, prévoit de traverser la Libye puis l’Égypte, jusqu’au poste frontalier de Rafah.
Les participants, venus de Tunisie, d’Algérie, du Maroc et de Mauritanie, affirment vouloir manifester leur solidarité avec la population palestinienne et attirer l’attention de la communauté internationale sur la situation à Gaza. Par ailleurs, d'autres groupes de militants devraient rallier la capitale égyptienne, Le Caire, pour se joindre à une manifestation prévue à proximité du passage de Rafah.
Depuis le début du conflit, les critiques internationales contre le blocus de Gaza, mené par Israël, se sont intensifiées, notamment de la part d’organisations de gauche et de défense des droits humains. Cependant, ces condamnations occultent souvent un aspect fondamental du dossier : la domination politique et militaire du Hamas sur le territoire. C’est d’ailleurs en grande partie pour cette raison que l’Égypte, et non Israël uniquement, applique elle aussi un strict contrôle de sa frontière avec Gaza.
Le Caire impose en effet des restrictions sévères. Le point de passage de Rafah reste fermé la majeure partie du temps, n’étant ouvert que de manière sporadique et sous coordination étroite avec Israël. Le peu de convois humanitaires autorisés à franchir cette frontière se heurte à de nombreuses conditions restrictives.