Ils ont décollé en toute discrétion, volé sans escale pendant 18 heures depuis les États-Unis, largué leur chargement létal sur les installations nucléaires iraniennes, puis sont rentrés sans jamais se poser. Ces bombardiers furtifs B-2 Spirit ont joué un rôle central dans l’opération « Midnight Hammer », visant à porter un coup décisif au programme nucléaire iranien. Et ce qui frappe, au-delà de leur puissance, c’est leur inspiration : la nature.
Le B-2, l’un des avions les plus chers de l’histoire -2,1 milliards de dollars l’unité- a été inspiré par un oiseau de proie relativement petit mais extraordinaire : le faucon pèlerin, originaire d’Israël, et de la région du Golfe Persique, l’oiseau national aux Émirats arabes unis. Silencieux, agile, rapide, il a offert un modèle d’élégance et d’efficacité qui a guidé les ingénieurs dans la conception de cet engin de guerre sans pareil.

US AIR FORCE
Lors de l’attaque, sept B-2 ont été mobilisés. Ils ont largué 14 bombes pénétrantes de type MOP -Massive Ordnance Penetrator- sur le site souterrain de Fordo, et deux autres sur l’installation nucléaire de Natanz. Un troisième site, à Ispahan, a été ciblé par des missiles Tomahawk tirés depuis des sous-marins américains.
Sa structure épouse celle du faucon en piqué, un mouvement de descente rapide et inclinée, souvent en ligne droite et à grande vitesse, vers une cible : discrétion, fluidité, maîtrise totale de l’espace. Grâce à la biomimétique — l’imitation du vivant —, cet oiseau d’acier peut quasiment disparaître des radars. Sa signature radar est équivalente à celle d’un oiseau. Littéralement.