Tsahal a dressé le bilan de son opération d’envergure contre l’Iran, baptisée «Eveil du Lion» (Am KeLavi), qualifiée par ses responsables comme l’opération la plus sophistiquée et complexe jamais conduite par Israël. Selon Tsahal, les objectifs ont été pleinement atteints et les résultats sont d’une portée stratégique majeure.
Cette décision est intervenue après l’identification d’avancées majeures dans trois projets stratégiques dont l’objectif commun, selon les renseignements de Tsahal, était la destruction de l’État d’Israël.
Le premier danger identifié : le programme nucléaire iranien. Le régime était parvenu à un stade très avancé, à un pas seulement de la fabrication d’une arme nucléaire, conditionnée à une simple décision politique.
En parallèle, le programme de missiles balistiques s’était accéléré, avec une multiplication par plus de trois du stock de missiles de précision – passé de 2 500 à 8 000 unités en deux ans.
Au-dessus de ces deux axes, une stratégie globale planifiée de destruction d’Israël se dessinait, avec une attaque coordonnée multisectorielle : tirs de missiles depuis l’Iran et ses alliés, suivis d’une invasion terrestre massive de milices par les différentes frontières du pays.
Face à ce scénario, Tsahal a jugé que le moment était venu d’intervenir. L’armée était préparée de longue date pour un tel scénario, estimant que la situation atteignait un "point de non-retour".
L’opération s’est ouverte sur une offensive surprise menée à 1500 kilomètres du territoire israélien. Dans cette frappe initiale, neuf scientifiques nucléaires et trente hauts responsables de la sécurité iranienne ont été éliminés – parmi eux, les trois plus hauts commandants du régime.

Pendant les douze jours qu’a duré l’opération, Israël a atteint une domination aérienne totale au cœur même de l’Iran. Grâce à un renseignement d’une précision exceptionnelle, couplé à des capacités technologiques et aériennes avancées, Tsahal a respecté tous les objectifs fixés, tout en menant des efforts de défense constante sur le front intérieur.
Trois sites nucléaires majeurs ont été fortement endommagés : Fordo, Natanz et Ispahan. Des milliers de centrifugeuses ont été détruites, ainsi que des installations de R&D, des infrastructures logistiques et des archives sensibles liées au programme nucléaire.
Les capacités d’enrichissement de l’uranium à hauteur de 90 % ont été neutralisées pour une longue période. La capacité du régime iranien à produire le cœur de l’arme nucléaire a également été détruite. Des milliers de centrifugeuses ont été anéanties, bien au-delà des prévisions initiales.
Dans le but de compromettre également la continuité scientifique du programme, onze physiciens nucléaires de haut niveau ont été éliminés. Même le réacteur nucléaire d’Arak, bien qu’inactif, a été frappé afin d’en empêcher toute réactivation future.
L’industrie balistique n’a pas été épargnée : plus de 35 sites de production ont été visés, et 200 lanceurs – représentant 50 % du stock iranien – détruits.
L’Iran ne pourra pas, dans les années à venir, produire les milliers de missiles qu’il planifiait. Actuellement, sa capacité de fabrication de missiles est totalement paralysée. Près de 200 lanceurs ont été détruits – représentant environ 50 % de son arsenal connu. Une réduction drastique du volume de production de missiles est attendue, et la reconstitution de cette capacité nécessitera un effort de long terme.
