Les revers subis par le programme nucléaire iranien et l’affaiblissement de ses alliés au Liban, en Syrie et à Gaza nourrissent cet espoir — malgré la poursuite des combats dans l’enclave palestinienne. Selon Donald Trump, Israël aurait accepté les conditions pour un cessez-le-feu de 60 jours à Gaza.
Depuis le 15 juin, les marchés israéliens ont bondi, atteignant des records, et le shekel s’est apprécié de 8 %, au plus haut depuis deux ans. Le coût d’assurance de la dette israélienne a chuté, laissant entrevoir une baisse des taux dès août.
Selon Gil Dotan -IBI Investment House), les investisseurs anticipent « de nouvelles opportunités avec les voisins d’Israël ». Des analystes évoquent même un Moyen-Orient réorganisé, propice à d’éventuels accords de paix, y compris avec la Syrie. Depuis 2020, les Émirats, Bahreïn et le Maroc ont déjà normalisé leurs relations avec Israël dans le cadre des Accords d’Abraham.
Le chef économiste du ministère des Finances, Shmuel Abramzon, parle d’un processus de « réduction des risques existentiels, économiques et géopolitiques ».
À court terme, le conflit a coûté environ 8 milliards de shekels -2,37 milliards de dollars. Le ministère révise à la baisse sa prévision de croissance de 3,6 % pour 2025. J.P. Morgan l’a déjà abaissée à 2 %. L’Iran affirme avoir perdu plus de 600 personnes dans les frappes israéliennes ; Israël déplore 28 morts.
Le marché du travail reste solide mais sous tension, du fait de la mobilisation massive. L’office des statistiques indique que 35 % des entreprises anticipent une chute de plus de 50 % de leur chiffre d’affaires en juin.