Pourtant l'évacuation a sans arrêt été repoussée par les gouvernements successifs. D'après un responsable gouvernemental, il existerait aujourd'hui deux plans concernant ce village. Le premier, et celui qui semble être préféré, consiste à déplacer le village sur la colline voisine, à quelques 150 mètres au nord ouest de son emplacement actuel, en direction de Kfar Adoumim. L'autre option serait de le transposer de l'autre côté de la route 1.
La solution vers laquelle le gouvernement se dirige prévoit une régularisation du village dans son nouvel emplacement, avec un partage organisé des terrains et des permis pour les bâtiments publics, des établissements scolaires et autres. L'objectif annoncé est celui de contrôler la construction sur place et revient dans les faits à créer un village bédouin-palestinien, en zone C sur la route 1 qui mène à Jérusalem.
La présidente de la commission Eretz Israël à la Knesset, la députée Orit Struk (Hatsionout Hadatit) a effectué hier une visite près d'Abou Dis, là où l'Etat prépare depuis des années les infrastructures nécessaires pour accueillir les habitants de Han El Ahmar. En effet, il y a quelques années, il avait été proposé à ces derniers de s'installer à 3 kilomètres à vol d'oiseau de leur lieu d'habitation actuelle. Pour les y encourager, l'Etat a investi des dizaines de millions de shekels dans des terrains habitables, la construction de bâtiments publics, qui sont depuis vides.

Toute évacuation vers un territoire du Goush Adoumim, revient à se moquer du monde et entraine une coopération israélienne dans le plan de domination palestinienne
