Quand nos prédécesseurs toléraient des roquettes, nous réagissons dès le moindre ballon incendiaire
Bennett a d'abord été interrogé sur son action sécuritaire, dans un contexte de vague de terreur. Il a affirmé que le gouvernement menait parfaitement les opérations nécessaires pour maintenir la sécurité des citoyens d'Israël. ''Nous sommes passés à l'attaque. Nous entrons à Djénine, nous attaquons les terroristes''. Il a soutenu qu'Israël se réservait une totale liberté d'action, partout et à tout moment.
Il a défendu sa politique notamment face à Gaza: ''Quand nos prédécesseurs toléraient des roquettes, nous réagissons dès le moindre ballon incendiaire. Ce n'est pas un hasard si les habitants de Sdérot vivent aujourd'hui une période de calme''.
Interrogé sur les facilités accordées aux Palestiniens, notamment sur la délivrance de permis de travail et la liberté de circulation pendant le Ramadan, Bennett a assumé. ''Quand des populations sont calmes et tranquilles, elles peuvent venir travailler. C'est d'ailleurs une bonne chose. Si on ne délivre pas de permis de travail aux personnes calmes et qu'on ne les laisse pas entrer de manière légale et surveillée, alors on encourage les passages et le travail clandestins. C'est pourquoi je crois beaucoup dans la méthode de la carotte et du bâton. C'est aussi ce que nous appliquons face à Gaza''.
Du Bibi classique. Il l'a poussée en lui faisant signer la promesse d'être placée numéro 10 sur la liste du Likoud alors que c'est interdit. Maintenant elle est obligée de nier leur accord, puis il dira qu'il ne s'était engagé à rien et ne l'honorera pas
Invité à revenir sur l'épisode Idit Silman, Bennett est resté fidèle à sa version: elle a été victime d'une telle pression et de telles menaces de la part des hommes de Netanyahou et de Smotrich, qu'elle a craqué. Il a raconté qu'elle avait subi des violences que peu de personnalités politiques voire aucune n'ont eu à subir.
Il a été plus loin en accusant Netanyahou d'avoir dupé Silman. ''Du Bibi classique. Il l'a poussée en lui faisant signer la promesse d'être placée numéro 10 sur la liste du Likoud alors que c'est interdit (la loi israélienne interdit de promettre une place sur une liste en dehors des périodes d'élection, ndlr). Maintenant elle est obligée de nier leur accord, puis il dira qu'il ne s'était engagé à rien et ne l'honorera pas''. Dans l'absolu, le Premier ministre ne prend aucune responsabilité dans le départ d'Idit Silman, pour lui, elle a agi uniquement sous la pression des menaces violentes contre elle et sa famille.
Il a rappelé, en revanche, le soutien qu'il reçoit des membres de son parti. ''Ils me disent tous: ''Monsieur le Premier ministre, selon toutes les opinions, vous faites un excellent travail, mais nous n'arrivons pas à le faire comprendre''. C'est pour cela que je donne cette interview, pour le faire comprendre''.
La droite c'est construire dans le Neguev, doubler la population dans le Golan, ce que je fais avec mes partenaires du parti travailliste et de Yesh Atid
