Alors que l’armée israélienne lançait l'offensive massive contre des cibles stratégiques en Iran le 13 juin dernier, un groupe restreint de hauts gradés était réuni dans un complexe ultra-secret et sécurisé, loin du centre de commandement traditionnel. Ce groupe, baptisé « l'état-major de l’ombre » (ou « Commandement fantôme »), a été activé pour la première fois dans l’histoire militaire israélienne. Sa mission : assurer la continuité opérationnelle même en cas de frappe sur le haut commandement de Tsahal.
C'est ce que révèle Yossi Yeoshoua, le correspondant militaire de Ynet.
À la tête de cette cellule exceptionnelle se trouvait le général Tamir Yadaï, vice chef d’état-major, entouré d’anciens hauts responsables militaires — généraux et colonels réservistes — tous préalablement formés et initiés aux plans de guerre complets contre l’Iran.
L’activation de cet ''état-major de l’ombre'' ne répondait pas à une crise immédiate, mais à une préparation minutieuse. Le dispositif avait été pensé bien en amont, dans le cadre d’une stratégie globale visant à répondre à d’éventuelles représailles iraniennes après les frappes ciblées contre les installations nucléaires et les sites de missiles balistiques du régime.