La Cour suprême a statué aujourd'hui sur un recours déposé par six femmes soutenues par plusieurs associations réclamant le droit pour les femmes de passer les examens de la rabbanout.
La recours avait été déposé après que plusieurs femmes, ayant étudié la Halakha (loi juive) durant des années, s’étaient vu refuser l’accès à l’examen portant sur les lois de pureté familiale. Leur candidature avait été invalidée par le Grand Rabbinat parce qu’elles étaient des femmes.
Un précédent existait pourtant : en 2014, à la suite d’un autre recours déposé par l'organisation Emouna, le Rabbinat avait accepté d’ouvrir aux femmes les examens sur les lois de la cacherout, nécessaires pour devenir surveillantes de la cacherout. Mais les autres domaines d’expertise (Shabbat, mariage, prière, pureté familiale…) leur restaient inaccessibles — jusqu’à aujourd’hui.
Les trois juges qui composaient le tribunal ont statué à l'unanimité que ce droit devait leur être accordé au nom du principe d'égalité.