Des trafiquants d'armes affiliés aux Houthis yéménites utilisent ouvertement X et WhatsApp pour écouler des armes de fabrication américaine, révèle un rapport du Technology Transparency Project (TTP) publié mercredi.
Un commerce illégal à ciel ouvert
L'enquête a identifié 130 comptes X yéménites et 67 comptes WhatsApp professionnels proposant fusils d'assaut, lance-grenades et équipements militaires. Parmi ces armes, certaines portent la mention "Propriété du gouvernement américain" ou des marquages "OTAN".
Plus de la moitié des comptes X se déclarent basés à Sanaa, capitale contrôlée par les Houthis, et partagent régulièrement du contenu pro-Houthi. Les prix atteignent 10 000 dollars pour certains fusils, suggérant une clientèle terroriste.
Des plateformes défaillantes
Malgré leurs politiques interdisant le commerce d'armes, X et Meta peinent à contrôler ces activités. Plusieurs trafiquants sont même abonnés à X Premium, leur permettant de publier des vidéos de déballage d'armes comme la mitrailleuse américaine M249 SAW.