Israël a transmis jeudi aux médiateurs les cartes actualisées de retrait de ses forces dans le cadre des négociations pour un accord sur les otages, faisant encore des concessions.
Ces cartes prévoient un retrait substantiel des forces de Tsahal de l'axe Morag, constituant de facto un abandon de la présence militaire israélienne dans cette zone. Israël renonce également à sa présence significative dans la région de Rafah, se limitant désormais à un périmètre d'encerclement de la bande de Gaza destiné à protéger les localités frontalières.
Des sources impliquées dans les négociations de Doha indiquent que la dynamique est positive et que les parties œuvrent intensément pour combler les divergences, tout en soulignant que des écarts demeurent à surmonter. La dimension territoriale n'est pas la seule en jeu : se profile désormais avec acuité la question du rapport entre la libération des terroristes palestiniens et celle des otages israéliens - combien de terroristes seront libérés pour chaque otage, ainsi que la question de l'identité des otages - et des terroristes - qui seront libérés. Il s'agit là d'une problématique particulièrement sensible sur les plans sécuritaire et politique.
Selon les sources, la proposition actualisée stipule que le rapport entre prisonniers palestiniens et otages israéliens demeurera tel que convenu précédemment, avec de légers ajustements. Les propositions antérieures évoquaient la libération de 125 Palestiniens purgeant des peines de réclusion à perpétuité pour meurtre d'Israéliens et de 1 111 Palestiniens arrêtés par Tsahal à Gaza après le 7 octobre.
Ce qui est acquis, pour l'heure, c'est que 10 otages vivants et 18 otages décédés seront libérés dans le cadre de cet accord.
Autre point de friction: la distribution de l'aide humanitaire dont le mécanisme fait encore l'objet de débats, le Hamas voulant reprendre la main sur ce levier de contrôle important sur la population.