On se souvient tous des images impressionnantes des flammes dévastant les forêts autour de Jérusalem et des Israéliens contraints d'abandonner leur voiture sur la route 1 à l'approche du feu..c'était le 1er mai dernier, jour de l’indépendance de l’état d’Israël. Cette incendie attisé par la chaleur et des vents violents, décrite par le commissaire des pompiers comme l’un des pires de l’histoire du pays, a ravagé plus de 19 000 hectares et contraint des milliers d’Israéliens à l’évacuation.

Le Contrôleur d’État vient de rendre son rapport sur l’état de préparation du pays en cas d’incendies, et il est alarmant : malgré la décision gouvernementale 1091 de 2022, qui prévoyait l’élaboration d’un plan national pluriannuel pour gérer les incendies et financer la création de zones tampons, presque rien n’a été mis en œuvre.
Le ministère de la Sécurité nationale, dirigé par Itamar Ben-Gvir, responsable de l’application de cette décision, n’a ni élaboré de plan national à long terme ni fixé de priorités ni augmenté le budget. Sur les 583 zones identifiées comme à risque, seulement 20 ont été priorisées, avec un financement approuvé pour neuf d’entre elles. Le budget alloué représente à peine un tiers des 155 millions de shekels estimés nécessaires par l’Autorité nationale des urgences.
Sur le terrain, 72 des 81 zones à risque élevé restent sans protection adéquate. Le retard dans l’approbation des règles pour la protection des localités, initialement bloqué par l’absence de budget, persiste. Les zones tampons indispensables pour éloigner les forêts des habitations et faciliter l’accès des pompiers ne sont toujours pas installées.