Dans une lettre adressée aux médias mercredi, le ministre israélien de la Diaspora et de la Lutte contre l’antisémitisme, Amichai Chikli, affirme que des enquêtes sécuritaires ont établi que des employés de certaines organisations internationales opérant à Gaza étaient directement impliqués dans des activités terroristes.
Concernant spécifiquement MSF, Chikli affirme que l’organisation a entretenu des liens actifs avec des organisations terroristes désignées. En juin 2024, un membre du Jihad islamique palestinien a été identifié comme employé de MSF. En septembre 2024, un autre employé de MSF a été identifié comme sniper du Hamas. Selon le ministre, malgré des demandes répétées et explicites, MSF n’a pas fourni de transparence complète concernant l’identité, les fonctions et les activités de ces individus.
Dans le cadre réglementaire israélien actuel, les licences d’activité peuvent être retirées pour plusieurs motifs, notamment : participation à des actions visant à délégitimer l’État d’Israël, guerre juridique contre des soldats de Tsahal, négation de la Shoah, ou négation du massacre du 7 octobre.
La révocation est également explicitement autorisée pour les organisations ouvertement pro-BDS, catégorie dans laquelle les autorités israéliennes classent MSF. « Israël ne permettra pas que des cadres humanitaires soient exploités à des fins terroristes, le message est sans équivoque : l’aide humanitaire est la bienvenue ; le terrorisme déguisé en humanitaire ne l’est pas. » a déclaré Chikli.
Les documents précisent qu’aucune des quatre branches de MSF ayant demandé en 2025 une licence pour opérer à Gaza n’a passé le processus d’agrément. Les sections MSF Espagne, Belgique, France et Pays-Bas auraient échoué à fournir des listes complètes de leur personnel, y compris des informations détaillées sur les employés palestiniens, comme l’exigent explicitement les règles d’enregistrement.
Israël estime que ces branches de MSF opéraient « sous prétexte d’action humanitaire, tout en promouvant en pratique un narratif anti-israélien extrême, en maintenant des affiliations avec des entités terroristes, en encourageant les boycotts et en ignorant délibérément les obligations réglementaires ».
Cas précis
L’équipe interministérielle israélienne affirme avoir identifié des indices substantiels de liens directs ou indirects entre MSF Belgique et des organisations terroristes. Un employé de MSF à Gaza, Fadi Al-Wadiya, a été identifié comme haut responsable du Jihad islamique palestinien et expert en systèmes de roquettes, information figurant dans un rapport de MSF Belgique et corroborée par des publications de Forces de défense israéliennes. Un autre employé, Mahmoud Abunejeila, aurait publiquement exprimé son soutien au Front populaire de libération de la Palestine -FPLP.. Selon les directives israéliennes, une organisation peut se voir refuser une licence si des membres sont des agents terroristes ou entretiennent des liens avec des groupes terroristes interdits.