Société

Ministre de l'Éducation : « Aucune politique dans les écoles »

Il menace de sanctions les directeurs d’école qui ont publiquement réclamé un cessez-le-feu à Gaza

2 minutes
27 août 2025

ParNathalie Sosna Ofir

Ministre de l'Éducation : « Aucune politique dans les écoles »
Credit: YONATAN SINDEL/FLASH90)

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Le ministre de l’Éducation Yoav Kisch a adressé un avertissement direct aux directeurs d’école qui ont publiquement réclamé un cessez-le-feu à Gaza. « Nous n’autoriserons pas l’introduction de la politique dans les écoles ». Les responsables concernés pourraient être convoqués pour interrogatoire s’ils persistent.

Cette mise en garde intervient après la diffusion d’une vidéo montrant plusieurs dizaines de directeurs et enseignants à travers le pays appelant à mettre fin à la guerre et à conclure un accord permettant le retour des 50 otages encore détenus « Ces jours-ci, le silence n’est pas une option », entend-on dans l'un des messages de la vidéo.

Il s’agit déjà de la deuxième initiative de ce genre. Dans leur déclaration, les signataires invoquent à la fois leur responsabilité éducative et morale : « Nous appelons à la fin de la guerre et au retour immédiat de tous les kidnappés ». Citant la Loi sur l’éducation de l’État et la Déclaration d’indépendance, ils rappellent leur devoir de promouvoir les droits humains, les libertés fondamentales, la démocratie et l’éducation à la paix et à la tolérance.

Les directeurs affirment qu’ils ne cesseront pas d’exprimer publiquement leur position éthique et morale : « Nous ne resterons pas passifs face à l’abandon des otages, aux risques encourus par les soldats, à la faim et aux souffrances de la population civile à Gaza. »

Cette contestation du corps éducatif fait écho à une lettre adressée le mois dernier à Benyamin Netanyahu par cinq présidents d’universités -Tel-Aviv, Hébraïque, Open University, Institut Weizmann et Technion- dans laquelle ils demandaient au Premier ministre d’agir face à « la terrible famine qui sévit à Gaza et affecte gravement des civils innocents, y compris des enfants et des nourrissons ».

Le ministre Kisch a balayé ces critiques, estimant que toute la responsabilité incombait au Hamas. Il a qualifié la dénonciation de « campagne de propagande sur la famine » et assuré qu’Israël restait préoccupé par le bien-être de la population de Gaza.

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