Les suspects, de nationalité tunisienne et sans résidence fixe, ont été identifiés grâce à des traces ADN retrouvées sur place, a confirmé mercredi le parquet de Bobigny, repris par l’AFP. Ils seront jugés en comparution immédiate pour « atteinte à un monument aggravée par son caractère raciste ou religieux ». L’affaire avait été révélée par Paris Match.
L’olivier avait été planté en 2011 dans la banlieue nord de Paris pour honorer la mémoire d’Ilan Halimi, séquestré et martyrisé par une bande en janvier 2006. Son abattage, survenu début août, a suscité une condamnation unanime de la classe politique française.
Le président Emmanuel Macron a dénoncé un acte « antisémite intolérable » et promis que « les responsables seront punis ». Le Premier ministre François Bayrou a pour sa part rappelé que « aucun crime ne peut effacer la mémoire » et que la lutte contre « le poison mortel de la haine » restait une priorité.
Les autorités locales ont annoncé que l’arbre serait replanté « au plus vite » afin de perpétuer le souvenir d’Halimi et de faire barrage à la haine.
Cette profanation intervient dans un climat de recrudescence des actes antisémites en France. Selon le ministère de l’Intérieur, 1 676 incidents ont été recensés en 2023 contre 436 l’année précédente. En 2024, le chiffre est resté très élevé avec 1 570 actes, sur fond de tensions exacerbées après l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 et la guerre menée par Tsahal dans la bande de Gaza.