Coup de théâtre dans le procès de Benyamin Netanyahou. Les trois avocats qui défendent le Premier ministre israélien ont annoncé ce jeudi leur intention de se retirer du dossier, invoquant l'impossibilité de suivre le nouveau rythme imposé par le tribunal.
La décision des juges d'organiser quatre audiences hebdomadaires a visiblement fait déborder le vase. Dans une lettre officielle adressée à la Cour, Amit Hadad, Noa Milstein et Israel Wollnerman ont été catégoriques : "Dans la situation actuelle, nous ne pourrons pas continuer à le représenter."
Les trois défenseurs ont immédiatement informé leur client des conséquences de cette intensification. Selon leurs déclarations, ils ont explicitement averti Netanyahou que cette cadence rendait leur mission impossible à mener dans de bonnes conditions.
Dans la foulée, l'équipe de défense a réclamé une audience spéciale en présence du Premier ministre pour exposer leurs griefs devant les magistrats. Une procédure inhabituelle qui témoigne de la gravité de la situation.
Vers une prolongation du procès ?
Cette défection massive de l'équipe juridique pourrait paradoxalement produire l'effet inverse de celui recherché par le tribunal, qui cherchait, par la multiplication des audiences hebdomadaires, à accélérer le procès fleuve qui dure depuis des années.
Si Netanyahou doit recruter de nouveaux avocats, la procédure risque ainsi de subir des retards supplémentaires, le temps que les nouveaux défenseurs se familiarisent avec un dossier particulièrement complexe.
Le Premier ministre, déjà sous pression politique et judiciaire, se retrouve dans une position délicate : accepter le rythme imposé avec une nouvelle équipe ou tenter de négocier un calendrier plus souple.