Guy Gilboa Dalal a été enlevé du festival Nova, le 7 octobre 2023, avec son ami d'enfance Evyatar David. Ils sont toujours détenus par les terroristes du Hamas dans la Bande de Gaza.
Guy était un passionné du Japon, d'ailleurs avant ce samedi noir, il avait acheté un billet d'avion pour s'y rendre. Un projet qui n'a jamais pu se réaliser.
Le président de la Knesset, Amir Ohana, est accompagné par Ilan et Gal, le père et le frère de Guy, lors du voyage d'une délégation parlementaire au Japon.
''Lorsque Guy a été enlevé par les terroristes le 7 octobre lors du festival Nova, il portait un kimono. Cette passion pour la culture japonaise, née dans sa jeunesse sous l'influence de son grand frère Gal qui l'avait initié aux mangas, avait façonné une partie importante de sa vie'', écrit Amir Ohana sur son compte X, ''Guy s'était épris du Japon dès son plus jeune âge : il avait appris la langue japonaise, regardé des films, acheté des kimonos, s'émerveillait devant la floraison des cerisiers et avait même acheté un billet d'avion pour le Japon qu'il n'a jamais pu utiliser en raison de son enlèvement''.
Amir Ohana a tenu une conférence de presse lors de ce voyage au Japon à laquelle ont également participé Ilan et Gal Gilboa Dalal.
Le président de la Knesset a commencé en contestant vigoureusement les allégations concernant la famine à Gaza. "Evyatar David, ami d'enfance de Guy, a été enlevé avec lui. Le Hamas a diffusé une vidéo le montrant squelettique, affamé, contraint de creuser sa propre tombe. La seule famine intentionnelle dans la bande de Gaza est celle que subissent nos otages", a-t-il déclaré.
Au point culminant de son intervention, le président de la Knesset a brandi la photo d'Evyatar David et a interpellé les journalistes : "Regardez son visage et son corps. Voyez la différence entre sa main et la main saine du terroriste qui lui tend une boîte de haricots. Dites-moi - lequel des deux souffre de famine ?"
Ohana a poursuivi en adressant une critique voilée à la France : "Ce n'est pas le moment d'être faible. Les dirigeants faibles qui disent qu'ils reconnaîtront ce qu'on appelle un État palestinien à l'ombre du massacre du 7 octobre sont des partisans modernes de l'apaisement. L'apaisement a été testé maintes et maintes fois, et la leçon a toujours été la même : celui qui nourrit la bête terroriste finit par être dévoré par elle."
Un journaliste japonais a demandé si l'opération militaire contre le Hamas était le meilleur moyen de libérer les otages. Le père, Ilan, a répondu : "Le Hamas est une organisation terroriste. Lui parler et lui expliquer, c'est impossible. Ils ne respectent aucune loi internationale ou humanitaire. Le Hamas a toujours violé tous les accords."
