Le Département d'Etat américain a publié une déclaration précisant la position de l'administration Trump concernant l'OLP et l'Autorité palestinienne. Il confirme que la délégation de l'AP n'obtiendra pas de visas d'entrée aux Etats-Unis pour l'Assemblée générale des Nations Unies, lors de laquelle, rappelons-le, la France et d'autres pays ont prévu de reconnaitre l'Etat palestinien.
L'administration américaine justifie cette décision par l'implication directe de l'AP dans le terrorisme à l'encontre d'Israël et cherche par ce biais également à sanctionner les multiples démarches contre Israël enclenchées par l'AP de Mahmoud Abbas sur la scène internationale.
Selon le communiqué du Département d'Etat: "l'administration Trump a été claire : il est de notre intérêt de sécurité nationale de tenir l'OLP et l'Autorité palestinienne responsables de leur non-respect de leurs engagements et de leur atteinte aux chances de paix."
Le Département d'État établit des conditions préalables avant que l'OLP et l'Autorité palestinienne puissent être considérées comme des partenaires pour la paix : elles doivent "rejeter de manière cohérente le terrorisme - y compris le massacre du 7 octobre - et mettre fin à l'incitation au terrorisme dans le système éducatif, comme l'exige la loi américaine et comme promis par l'OLP."
Les États-Unis exigent également que l'Autorité palestinienne cesse "ses tentatives de contournement des négociations par des campagnes juridiques internationales, notamment les recours devant la Cour pénale internationale et la Cour internationale de justice, ainsi que les efforts visant à obtenir une reconnaissance unilatérale d'un futur État palestinien."
Selon Washington, "ces mesures ont contribué de manière substantielle au refus du Hamas de libérer les otages et à l'échec des pourparlers de cessez-le-feu à Gaza."
Le communiqué conclut que "les États-Unis restent ouverts à un réexamen qui serait cohérent avec nos lois, si l'Autorité palestinienne/OLP respectent leurs engagements et prennent des mesures concrètes pour revenir sur une voie constructive de compromis et de coexistence pacifique avec Israël."
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a salué cette décision qu'il a qualifiée de ''courageuse'' et a remercié les Etats-Unis pour se tenir aux côtés d'Israël.