Après près de deux ans de conflits sur plusieurs fronts, le mois de septembre s’annonce comme un moment critique pour Israël, tant sur le plan militaire que politique. Entre Gaza, le front nord et la menace iranienne, les décisions prises dans les semaines à venir pourraient façonner la trajectoire stratégique du pays pour les mois, voire les années à suivre.
La décision récente des trois grandes puissances européennes de relancer le mécanisme de « snapback » auprès du Conseil de sécurité de l’ONU place l’Iran dans une position où il ne peut plus prolonger indéfiniment les négociations sur l’accord nucléaire. Pour Israël, cela signifie que le « statu quo » est désormais intenable : soit un règlement diplomatique se profile, soit le conflit latent avec l’Iran pourrait entrer dans un nouveau cycle de confrontation après la « guerre des 12 jours ».
Au cours de la seconde moitié du mois, l’Assemblée générale de l’ONU discutera de la proposition du président français de reconnaître l’État palestinien. Si cette décision reste symbolique à court terme, elle risque néanmoins de raviver les tensions régionales et d’influencer la position du Hamas ainsi que l’isolement diplomatique d’Israël.
Dans la bande de Gaza, des dizaines de milliers de réservistes commencent à être mobilisés pour une éventuelle extension de l’opération militaire et la prise de contrôle de la ville. La situation demeure complexe, avec des divergences internes sur la nécessité et les objectifs exacts de l’opération alors que 48 otages sont toujours aux mains des terroristes..
Parallèlement, Israël doit trancher sur le service militaire des ultra-orthodoxes, avec des conséquences politiques majeures, y compris la dissolution de la coalition et de nouvelles élections.
Sur le front nord, un accord avec la Syrie pourrait également ouvrir la voie à un nouveau cadre sécuritaire, malgré les nombreux défis à surmonter.
Sans compter que Jérusalem devra rester vigilante face aux Houthis qui, malgré l'élimination par Tsahal de leur premier ministre et autres hauts responsables, continuent de menacer.