La décision du fonds souverain norvégien – le plus grand du monde avec plus de 2 000 milliards de dollars d’actifs – de retirer ses investissements du géant américain Caterpillar a provoqué une réaction immédiate de l’administration Trump. Washington accuse Oslo de se plier à une campagne « infondée » visant à délégitimer Israël.
Selon l’éthique du fonds, Caterpillar aurait fourni des bulldozers utilisés par les autorités israéliennes à Gaza et en Judée-Samarie, entraînant des « destructions systématiques de biens palestiniens ». Des accusations qualifiées « d’illégitimes » par le département d’État américain, qui a assuré être « en contact direct avec le gouvernement norvégien » (Reuters). Caterpillar n’a pas encore répondu aux sollicitations de la presse.
Le sénateur républicain Lindsey Graham, proche allié du président Donald Trump et fervent soutien d’Israël, a suggéré d’imposer des tarifs douaniers et des restrictions de visas en représailles. Pour Washington, la décision d’Oslo est perçue comme une escalade dans un climat politique déjà tendu.