Ce n'est pas la première fois que la marine israélienne va devoir faire face à une flottille tentant de ''briser le blocus de Gaza''.
Mais celle-ci présente deux particularités. Tout d'abord le nombre: jusqu'à maintenant, les flottilles étaient composées d'un ou deux navires, cette fois ce sont 45 bateaux qui s'apprêtent à arriver. A leur bord se trouvent des centaines d'activistes de 44 pays, dont des États qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques avec Israël. Deuxième différence notable: pour la première fois, l'Italie et l'Espagne ont déployé des navires de guerre pour escorter la flottille dans les eaux internationales. Officiellement, il s'agit d'une mesure destinée à protéger les citoyens de ces pays qui se trouvent à bord, mais en réalité, cette présence militaire européenne ajoute une dimension délicate pour Israël, qui pourrait se retrouver face à une provocation internationale en haute mer aux côtés de navires militaires de l'OTAN.
Dans ce contexte, l'armée israélienne a déjà élaboré un plan d'action structuré, selon le correspondant militaire Nitzan Shapira. Dans un premier temps, les combattants de l'unité Shayetet 13 prendront le contrôle des navires un par un. Les passagers qui refuseront de partir volontairement seront arrêtés. Dans un second temps, Israël confisquera les embarcations, et certaines seront coulées pour empêcher leur réutilisation.