« La nécessité de poursuivre la guerre et de sauver des vies autorise aussi à manger et à boire le jour de Kippour » : c’est ainsi qu’a écrit le grand rabbin de Tsahal, le général de brigade Eyal Karim, dans une directive destinée aux soldats : « L’abstinence de nourriture et de boisson en temps de guerre peut constituer un obstacle à la réussite des missions et un danger pour la vie des soldats » peut-on lire.
Les soldats engagés directement dans les combats doivent manger et boire normalement pour maintenir leur efficacité, est-il précisé, quant aux soldats de soutien logistique ou en mission de sécurité, il est permis de manger et boire par petites quantités -en portions- afin de rester vigilants, voire normalement si les besoins opérationnels l’exigent. Des sachets d’eau dosés ont été distribués aux soldats afin de leur permettre de boire sans rompre totalement l’esprit du jeûne.
Les soldats en formation ou en service à domicile peuvent jeûner, mais doivent garder nourriture et boisson à portée de main en cas de nécessité.
Concernant les déplacements pendant Yom Kippour, le document précise : En principe, on ne voyage pas vers ou depuis son service ce jour-là, exception : si aucun hébergement n’est disponible sur place, il est permis de se déplacer pour pouvoir se reposer entre deux gardes.