Drones porteurs de matériel, engins blindés robotisés, livraisons aériennes de sang ou de munitions : l’unité « Taltan », rattachée à l’Agaf HaTechnologia VeHaLogistika (ATL), vient bouleverser la logistique opérationnelle de Tsahal. Officiellement révélée ce mois-ci, cette « petite sœur » des forces logistiques a été pensée pour répondre aux contraintes du terrain : zones impraticables, menaces terroristes, coupures de communication ou besoin urgent d’approvisionnement.
Le lieutenant-colonel Z., commandant de l’unité, raconte que l’idée est née lors d’une mission sur le Hermon : « Le relief empêchait toute entrée terrestre. Nous avons alors envoyé des drones avec de la nourriture aux soldats. » De là, le concept s’est développé jusqu’à créer une unité entière dédiée à la logistique autonome, sans contact humain.
Des engins sans équipage… mais surarmés
Cette nouvelle capacité répond aussi à la menace permanente des snipers et engins piégés. Objectif central : sauver des vies en remplaçant les convois humains par des plateformes téléopérées.
L’unité se divise en deux volets :
1. Les compagnies d’exploitation
Elles pilotent :
des drones capables de transporter 30 kg,
des mini-appareils comme le « Tzur Adamdam » pour larguer jusqu’à 5 litres de sang,
des drones lourds type « Genie » pouvant transporter jusqu’à 250 kg,
des véhicules blindés autonomes, issus d’anciens transports de troupes convertis en engins robotisés.
Ces véhicules, commandés à distance via écran et radio, peuvent :
transporter 2 à 3 tonnes d’équipement,
acheminer eau, nourriture, munitions et pièces de rechange,
mener des opérations explosives, détruire des infrastructures ennemies,
dégager des abris terroristes ou effondrer des structures.
