Après les studios Paramount, le géant des médias Warner Bros. Discovery a annoncé vendredi son opposition au boycott du cinéma israélien promu par un collectif de militants pro-palestiniens nommé « Film Workers for Palestine », qui accuse les institutions culturelles israéliennes d'être « impliquées dans un génocide ».
Dans une déclaration officielle publiée dans le magazine Variety, les studios ont souligné que toute collaboration avec ce type d'initiatives de boycott constitue une violation de la politique de l'entreprise.
Le mois dernier, près d'un millier de professionnels du cinéma ont signé une pétition appelant au boycott des institutions cinématographiques israéliennes. Parmi les signataires figure l'actrice juive Hannah Einbinder, lauréate d'un Emmy Award en 2025, qui a rejoint le boycott. Le collectif a lancé un engagement à ne pas projeter de films en Israël et à ne pas collaborer avec des producteurs, festivals ou organismes de diffusion israéliens.
Parallèlement, des organismes juridiques à travers le monde ont alerté sur les implications légales de cette initiative. Au Royaume-Uni, l'organisation UK Lawyers for Israel a averti que ce boycott pourrait constituer une violation de la loi britannique sur l'égalité de 2010, qui interdit toute discrimination fondée sur la nationalité ou l'origine. Aux États-Unis, le Louis D. Brandeis Center for Human Rights, basé à Washington, a mis en garde contre le fait que de nombreuses lois fédérales et étatiques « interdisent explicitement » les boycotts fondés sur des critères nationaux, exposant ainsi les studios, agences et syndicats du cinéma à des risques juridiques et à des préjudices économiques dans le financement de films.