Le rapport du monde à Israël est caractérisé par un véritable paradoxe. Une incohérence profonde et déconcertante dès lors qu'il s'agit d'Israël et qui conduit souvent à de véritables absurdités où l'aberration rivalise avec l'obscénité. Pour exemple, cette tendance actuelle en vogue en particulier chez les responsables de LFI de se réjouir de la libération des "otages" palestiniens quand ils évoquent les milliers de terroristes sanguinaires libérés par Israël en échange des otages capturés et kidnappés par le Hamas ayant subis les pires sévices et tortures tout au long de leur captivité dans les tunnels de la terreur.
Mais revenons au paradoxe que j'évoquais qui aveugle le discernement des médias, des chancelleries diplomatiques, de l'ONU et de toutes les ONG dès qu'il s'agit d'Israël.
Vous connaissez bien évidemment l'adage populaire selon lequel "les ennemis de mes ennemis sont mes amis" mais quand il s'agit d'Israël, il ne s'applique pas. Cela devient également des ennemis.
En voici la démonstration :
En livrant la guerre au Hamas, au Djihad islamique et leurs acolytes, Israël se pose en défenseur de tous ceux qui sont la cible de l'islamisme radical, qui a frappé aveuglément de la même manière à New York, à Londres, au Bataclan et partout ailleurs dans le monde.
Israël est l'avant-garde de cette lutte acharnée des Lumières contre l'obscurantisme. En éliminant le Hamas, Israël offre pour la première fois une véritable chance de paix à Gaza mais surtout désamorce une bande de terre qui était devenue l'antichambre de la terreur au Moyen-Orient.
Mais c'est Israël qu'on condamne et qu'on accuse de commettre un génocide à Gaza….
Israël a décapité le Hezbollah, lui a porté un coup sévère et détruit une part substantielle de son infrastructure terroriste qui menaçait bien évidemment Israël mais également minait depuis de très longues années la capacité du Liban à se construire et se développer en tant qu'Etat indépendant. Les explosions du port de Beyrouth à l'été 2020 n'en sont qu'un tout petit exemple.
Pour la première fois depuis la fin de la guerre civile au début des années 90, les responsables libanais évoquent enfin la perspective d'un Liban libre et véritablement indépendant…
Mais c'est Israël que l'on accuse régulièrement d'agresser le Liban et de violer sa souveraineté.
Et du Liban à la Syrie, car qui a remercié Israël pour avoir, comme au billard à trois bandes, en percutant le Hezbollah et ses commanditaires iraniens permis la chute du pire régime qui soit, celui de Bachar El Assad? Un régime qui a assassiné et massacré des centaines de milliers de ses concitoyens y compris en ne répugnant pas à faire l'usage d'armes de destruction massives. Plus de 300 attaques à l'arme chimique contre des civils ont été comptabilisées au cours de la guerre civile syrienne.
Mais c'est Israël que l'on accuse d'avoir déstabilisé la Syrie….