Le ministère iranien du Renseignement a publié ce jour, jeudi, un rapport alarmant affirmant avoir « identifié » et « localisé » plusieurs personnes liées à la chaîne d’information Iran International, présentée par Téhéran comme une organisation « anti-iranienne ». Le document, diffusé sur les médias d’État iraniens, inclut des photos de bâtiments situés prétendument en Israël, que le ministère désigne comme les locaux du réseau, ainsi que des images censées montrer les résidences de plusieurs journalistes et invités.
Parmi les noms cités figurent Babak Itzhaki, reporter d’Iran International, Meir Javadanfard, analyste basé à Tel-Aviv, Menashe Amir, commentateur en persan, et le sergent-major Kamal Panahassi, porte-parole de Tsahal en langue persane. Selon le texte, ces individus seraient liés à une « campagne médiatique hostile à la République islamique ». Aucune adresse précise ni donnée technique vérifiable n’a été communiquée, mais les clichés publiés ont suffi à déclencher une enquête du Shin Bet -Service de sécurité intérieure israélien.
« Ce type de publication franchit la ligne rouge entre la propagande et la menace directe », a indiqué une source sécuritaire israélienne, évoquant un possible risque d’incitation à la violence ou de cyberharcèlement.
L’opération, baptisée par les analystes « campagne de décapitation médiatique », illustre la montée en puissance des guerres psychologiques et informationnelles menées par l’Iran contre Israël et ses alliés.
Le régime tente ainsi de faire taire les voix persanophones indépendantes et d’intimider ceux qui, comme Kamal Panahassi, utilisent la communication en farsi pour percer la censure iranienne et atteindre directement la population.