Dr Yolanda Yavor, chercheuse au département d'études bibliques et chargée d'enseignement au département d'études arabes et islamiques de l'université de Tel Aviv, a été arrêtée jeudi dernier pour suspicion d'incitation à la violence envers le Premier ministre suite à une publication sur les réseaux sociaux.
Après la prolongation de sa détention par le tribunal, elle a annoncé ce mardi entamer une grève de la faim.
Yolanda Yavor n'en est pas à son coup d'essai, elle avait déjà été interpellée, il y a quelques semaines pour le même motif avant d'être relachée sans conditions restrictives.
Lors de l'audience tenue il y a deux jours, Yavor s'est exprimée, dénonçant un traitement selon elle inéquitable : « Des gens comme Mordechai David (un militant de droite) menacent, bloquent et insultent des manifestants, et tout va bien pour eux. Mais moi, je suis en détention depuis deux jours. Heil Bibi », a-t-elle ponctué.
Le post incriminé, qui a mené à son arrestation, lançait un appel à la lutte radicale : « Le seul choix qui nous est offert est d'être – c'est-à-dire de combattre le traître, les porte-voix, les maudits collaborateurs et ses milices Freikorps-de-pacotille, avec toute notre force et par tous les moyens – ou de cesser d’exister. Choisissez bien, mes frères et sœurs. Il n'y aura pas de seconde manche. Nous avions dit "Démocratie ou Révolte", vous vous souvenez ? Alors, allons-y, lançons la révolte ! Mais une vraie, importée de Roumanie, pas d’AliExpress-coin-Kaplan. »