Vie politique

Débat d’urgence à la Knesset : Israël face à l’élargissement de la « ceinture de feu »

À la demande de députés de l’opposition, un débat exceptionnel se tient, en ce moment, à la Knesset sur « la perte de contrôle sécuritaire à l’intérieur et à l’extérieur d’Israël », avec la participation du Premier ministre Benyamin Netanyahou et du chef de l’opposition Yair Lapid.

2 minutes
23 février 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Débat d’urgence à la Knesset : Israël face à l’élargissement de la « ceinture de feu »
Un total de 40 signatures a permis de déclencher la séance d'urgence, photo : capture d'écran

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Un total de 40 signatures a permis de déclencher la séance, au cours de laquelle les parlementaires ont exprimé de vives inquiétudes sur la situation régionale et interne. Selon le document rédigé par les signataires, Israël traverse une des périodes les plus critiques de son histoire après plus de deux ans de combats intermittents. « Malgré les déclarations et promesses, la situation sécuritaire ne s’est pas améliorée, elle s’est détériorée », soulignent-ils.

Le Hamas se renforce à Gaza, le Hezbollah reconstruit ses capacités au sud du Liban et en Syrie, un pouvoir hostile s’installe, accompagné d’une implication croissante d’acteurs régionaux. L’Iran restaure et développe son arsenal nucléaire, et de nouveaux acteurs régionaux, dont l’Arabie saoudite avec ses futurs F-35 et programme nucléaire, entrent en scène.

L’opposition met également en avant la progression de milices criminelles et terroristes armées à l’intérieur du pays, liées à des groupes terroristes palestiniens et semant la peur parmi la population. La situation est aggravée par la « pénurie extrême » de personnel dans les forces de Tsahal : plus de 1 000 tués au combat, des milliers de blessés physiques et psychologiques, compromettant l’aptitude opérationnelle des troupes. Selon les signataires, plutôt que de renforcer l’armée et de reconstituer ses effectifs, le gouvernement favorise une loi d’évitement qui empêche Tsahal de se renforcer, prolongeant ainsi la vulnérabilité des soldats réguliers, permanents et réservistes ayant déjà énormément sacrifié pour l’État.

Dans ce contexte, certains députés, comme Avigdor Liberman, ont critiqué la gestion de Netanyahou, lui reprochant d’avoir omis dans ses réponses au contrôleur d’État des décisions passées, notamment la réunion du cabinet du 13 novembre 2018 et les mesures sur le Hamas, tout en annonçant pour la première fois la politique de « régulation », c’est-à-dire le transfert de fonds qatariens au Hamas.

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