Des officiers supérieurs de l'armée israélienne ont témoigné devant la commission d'enquête dirigée par le général Sami Turgeman, révélant les scénarios qui auraient pu changer le cours de l'histoire avant le 7 octobre.
À au moins deux reprises, Israël aurait eu la possibilité de frapper au cœur de la direction du Hamas en éliminant Yahya Sinwar et Mohamed Deif mais le pouvoir politique aurait bloqué ces initiatives par crainte d'une escalade.
Les témoignages recueillis indiquent que le commandement sud de l'armée israélienne avait élaboré en 2022, puis à nouveau en 2023, un plan opérationnel d'envergure visant à éliminer les deux chefs terroristes, architectes des massacres du 7 octobre.
Ce plan comprenait également l'élimination d'autres cadres de l'organisation terroriste, ainsi que la destruction d'infrastructures militaires et même une brève incusion terrestre de Tsahal dans la Bande de Gaza.
Toutefois, les autorités politiques - de Bennett et Lapid à Netanyahou - se sont abstenues d'approuver l'opération, privilégiant une stratégie d'apaisement afin d'éviter toute escalade dans la Bande de Gaza.