Le ministère israélien de l'Énergie et des Infrastructures a dévoilé un nouveau modèle énergétique pour les immeubles collectifs : abandonner l'obligation d'installer des chauffe-eau solaires traditionnels, les fameux ''dud shemesh'', au profit de panneaux photovoltaïques couplés à des pompes à chaleur pour la production d'eau chaude. Cette recommandation devrait devenir une norme obligatoire pour les nouvelles constructions, tandis que des incitations seront proposées aux bâtiments existants.
Selon le rapport ministériel, cette transition permettrait d'économiser quelque 3,3 milliards de shekels annuellement à l'échelle nationale. Chaque foyer pourrait réduire sa facture de 500 à 1500 shekels par an, avec un rendement estimé entre 15 et 33% et un retour sur investissement de 3 à 6 ans. Le ministère souligne que les pompes à chaleur sont nettement plus performantes que les chauffe-eau électriques classiques, et que libérer les toitures des réservoirs d'eau permettrait d'y installer des panneaux solaires pour produire de l'électricité et alléger davantage les charges des résidents.
Le nouveau dispositif vise également à corriger une inégalité actuelle : seuls les habitants des derniers étages profitent généralement des chauffe-eau solaires installés sur le toit, tandis que les autres locataires paient davantage pour chauffer leur eau. Avec un système solaire collectif, les revenus énergétiques seraient répartis équitablement entre tous les résidents de l'immeuble.