En Israël, 17 banques de sperme sont actuellement en activité, dont la grande majorité au sein d’hôpitaux publics. Certaines ont recours à l’importation de sperme depuis l’étranger, autorisée depuis huit banques agréées. Or, ces dernières années, plusieurs incidents - en Israël comme à l’international - ont révélé l’utilisation de dons porteurs de maladies héréditaires non détectées, mettant en lumière les failles du système.
La progression de la demande concerne principalement les femmes célibataires et les couples de même sexe. En parallèle, le nombre de donneurs israéliens stagne, voire recule, notamment en raison du durcissement des critères médicaux et génétiques : seuls 10 à 15 % des candidats sont jugés aptes. Les coûts ont également augmenté, tout comme les prix des dons importés, pesant sur les banques comme sur les bénéficiaires.
Depuis 2021, le ministère s’appuie sur un registre national codé des donneurs, qui permet d’éviter qu’un même donneur ne contribue à plusieurs banques, d’assurer un suivi médical centralisé et de signaler tout problème génétique découvert ultérieurement. Environ 600 donneurs israéliens ont été approuvés depuis la création de ce registre, qui couvre aussi l’importation de dons depuis l’étranger.
Les principales nouvelles mesures
· Limitation à 12 familles par donneur
· Autorisation de dons pour cinq femmes dans le cadre de la préservation de la fertilité
· Tests génétiques élargis obligatoires pour les donneurs et les receveuses
· Conservation de l’ADN du donneur pour d’éventuelles analyses futures