Aujourd’hui, il ne reste la dépouille que d'un seul otage, Ran Gvili, ce qui conduit le Cabinet de sécurité israélien à rouvrir le dossier. Les ministres devront décider s’il convient de maintenir, d’assouplir ou de modifier la politique de rétention des corps appartenant à des terroristes citoyens israéliens, toujours détenus par l’État.
Cette question a récemment été portée devant la justice. Dans sa réponse à une requête déposée auprès de la Cour suprême d’Israël par la famille de Rami Nasrallah Natour, citoyen israélien originaire de la localité arabe de Qalanswa et auteur de l’attentat au camion-bélier de Glilot en octobre 2024, l’État a rappelé que la position officielle restait conditionnée au sort des otages. Il a toutefois précisé que cette politique était réexaminée périodiquement et qu’un nouveau débat gouvernemental était imminent.
L’affaire Natour reste emblématique. Bien que sa famille ait initialement affirmé qu’il s’agissait d’un accident de la route, le Shin Bet a établi que l’attaque était délibérée et idéologiquement motivée. L’attentat avait causé la mort de Betzalel Karmi, habitant de Rishon LeZion, et fait des dizaines de blessés.
