Politique : une année sous tension électorale
Israël se dirige vers des élections prévues en octobre 2026, dans un climat de défiance inédit. Le traumatisme du 7 octobre, les débats sur la responsabilité politique, la loi sur la conscription et la gouvernance de crise dominent l’agenda. De nouveaux acteurs politiques émergent, souvent issus du monde sécuritaire ou de la société civile, tandis que les blocs traditionnels tentent de préserver leur assise. La campagne devrait être âpre, dominée par la question de la sécurité nationale.
Sécurité : le facteur déterminant
L’évolution de l’année dépendra largement du front sécuritaire. Une stabilisation à Gaza et sur les frontières nord permettrait à l’économie de respirer. À l’inverse, toute escalade régionale — même limitée — pèserait immédiatement sur les finances publiques, l’investissement et le moral des ménages. En 2026, la sécurité reste le moteur — ou le frein — de tout le reste.
Économie : reprise conditionnelle
Les économistes évoquent une croissance possible autour de 4 à 4,5 % en cas de stabilité, mais préviennent : même un tel rythme ne suffira pas à effacer les coûts de la guerre. Les hausses de prix déjà actées (électricité, eau, arnona, transports) continueront de peser sur le pouvoir d’achat, touchant en priorité les classes moyennes et les populations vulnérables. L’État devra arbitrer entre rigueur budgétaire et soutien social, dans un contexte de déficit élevé.
Société et éducation : une normalité fragile
Après deux années de perturbations, le retour à la routine reste partiel. Le système éducatif affronte un manque d’enseignants, des élèves marqués par l’anxiété et des tensions sociales qui se répercutent jusque dans les salles de classe. La dimension émotionnelle devient centrale, tout comme l’intégration croissante de l’intelligence artificielle dans l’enseignement — un outil prometteur, mais encore mal maîtrisé.
Santé : innovation sous contrainte
Le système de santé poursuit sa modernisation, notamment via l’hospitalisation à domicile et les technologies numériques. Mais la pénurie de médecins et les contraintes budgétaires demeurent. Les délais s’allongent, tandis que les attentes de la population augmentent. Là aussi, 2026 sera une année de transition plus que de résolution.
Culture et création : entre repli et renouveau
La guerre continue d’imprégner la création israélienne. Musique, cinéma et séries abordent de front les traumatismes récents, la fracture sociale et les dilemmes moraux. Les artistes internationaux restent rares, mais la scène locale se réinvente, y compris avec l’essor de la création assistée par intelligence artificielle.
Tourisme : d’abord les Israéliens
La reprise du tourisme passera d’abord par le tourisme intérieur. Les visiteurs étrangers demeurent prudents tant que la situation sécuritaire reste instable. En parallèle, les Israéliens voyagent davantage à l’étranger, portés par une volonté de « reprendre souffle » après des années éprouvantes.
Une année charnière
2026 ne sera ni une année miracle, ni une simple prolongation de la crise. Elle s’annonce comme une année charnière, faite de reconstructions lentes, de choix politiques lourds et de tensions persistantes. Plus que jamais, l’avenir dépendra d’un équilibre fragile entre sécurité, responsabilité politique et capacité collective à réparer ce qui a été brisé.
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