Dans une première réaction israélienne à l'opération spectaculaire menée au Venezuela, le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa'ar a salué l'intervention américaine qui s'est soldée par l'arrestation du président Nicolas Maduro. "Israël salue l'action des États-Unis, menés par le président Trump, qui ont agi en tant que leader du monde libre", a déclaré Sa'ar dans un communiqué publié samedi soir.
Le chef de la diplomatie israélienne a exprimé son soutien au peuple vénézuélien : "En ce moment historique, Israël se tient aux côtés du peuple vénézuélien épris de liberté, qui a souffert sous la tyrannie illégale de Maduro." Sa'ar a également souligné les accusations pesant sur le dirigeant déchu, le décrivant comme "un dictateur qui dirigeait un réseau de trafic de drogue et de terrorisme".
Israël espère désormais "le retour de la démocratie dans le pays ainsi que des relations amicales entre les deux nations", a ajouté le ministre, signalant ainsi la volonté de Jérusalem de renouer des liens avec Caracas après l'ère Maduro.
Le Premier ministre israélien lui a emboîté le pas : « Félicitations, Monsieur le Président Trump, pour votre leadership audacieux et historique au service de la liberté et de la justice. Je salue votre détermination sans faille et l'action remarquable de vos courageux soldats. »
Le ministre de la Diaspora, Amichai Shikli, a également commenté l'arrestation du président vénézuélien : « La capture de Nicolas Maduro n'est pas seulement une bonne nouvelle pour les habitants du Venezuela, c'est aussi un coup fatal porté à l'axe mondial du mal et un message clair à Khamenei. »
"Maduro ne dirigeait pas un pays, mais un empire criminel et de la drogue qui alimentait directement le Hezbollah et l'Iran. Les mesures décisives du président Trump ont une fois de plus prouvé qu'un leadership fort est le seul est le seul moyen de vaincre les dictateurs", a-t-il poursuivi, concluant : « Il s’agit d’une bataille frontale entre les valeurs de liberté et de l’Occident et la dangereuse alliance de l’islam radical et du communisme. Le monde est plus sûr aujourd’hui. »
Trump révèle avoir parlé directement avec Maduro
L'opération, qui s'est déroulée ce samedi, a été marquée par des frappes aériennes et l'intervention de forces spéciales dans la capitale vénézuélienne. Lors d'une interview accordée à Fox News, le président américain Donald Trump a révélé avoir eu "plusieurs" conversations directes avec Maduro dans les jours précédant l'assaut. "Je lui ai dit : 'Vous devez vous rendre'", a confié Trump. Le vice-président J.D. Vance a précisé que Trump avait "proposé plusieurs solutions pour sortir de la crise" mais était resté intransigeant sur deux points : "le trafic de drogue doit cesser et le pétrole volé doit être restitué aux États-Unis".
Une opération retardée par la météo
Selon Trump, l'opération devait initialement se dérouler quatre jours plus tôt mais avait été reportée en raison de conditions météorologiques défavorables. "Nous devions l'effectuer il y a quatre jours, mais la météo n'était pas idéale. Il fallait absolument que la météo soit parfaite", a-t-il expliqué. "Puis, soudain, les conditions étaient réunies et nous avons donné le feu vert aux troupes."
Le président américain a décrit l'assaut comme "tout simplement incroyable". Maduro se trouvait dans "un endroit extrêmement sécurisé, une véritable forteresse", a précisé Trump. "Personne n'a été tué de notre côté. C'était incroyable." L'opération s'est conclue sans pertes américaines, bien que plusieurs soldats aient été blessés.
Selon un reportage de CNN, Maduro et son épouse ont été enlevés de leur chambre pendant leur sommeil. "Maduro et sa femme ont été emmenés sur un bateau, puis à New York, où ils ont été inculpés", a détaillé Trump. L'arrestation aurait été menée par une unité des forces spéciales Delta, avec l'aide de la CIA.
Le président doit tenir une conférence de presse à 18h00 (heure israélienne) depuis sa résidence de Mar-a-Lago pour fournir davantage de détails sur l'opération.
Un dictateur déchu après des mois d'escalade
L'arrestation de Maduro, 63 ans, ancien chauffeur de bus devenu l'un des plus proches collaborateurs d'Hugo Chávez avant d'hériter du pouvoir en 2013, marque l'aboutissement d'une escalade orchestrée par l'administration Trump ces derniers mois. Washington avait intensifié ses mesures contre le régime de Caracas, comprenant des frappes contre le trafic de drogue, la saisie de pétroliers, la fermeture de l'espace aérien et maritime du pays, et le déploiement massif de forces dans les Caraïbes. La prime pour la capture du dirigeant vénézuélien avait été portée à 50 millions de dollars.
Trump avait affirmé à plusieurs reprises que le régime de Caracas était responsable d'"empoisonner le peuple américain" par le trafic de drogue et avait même publiquement menacé Maduro de mort.
Selon les autorités américaines, l'opération répondait à des préoccupations tant sécuritaires que géostratégiques, Washington cherchant à contrer les liens renforcés entre Caracas et l'Iran, la Russie et le Hezbollah, dans le cadre de la politique "L'Amérique d'abord" et de la volonté de rétablir la doctrine Monroe.
Après la capture de Maduro, sa vice-présidente Delcy Rodriguez a annoncé que les pouvoirs de la présidence lui avaient été transférés, tandis que le gouvernement vénézuélien a condamné cette action, la qualifiant d'"agression militaire". Maduro et son épouse Cilia Flores devront désormais répondre d'accusations criminelles devant un tribunal fédéral de New York.
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