Mahmoud Ayache voulait simplement continuer à travailler comme pizzaïolo au Liban. Mais une ressemblance frappante avec Avichay Adraee, porte-parole arabophone de Tsahal que la guerre a transformé en célébrité dans le monde arabe, a fait de son quotidien un véritable calvaire.
Dans une interview accordée à la chaîne libanaise MTV, Ayache raconte comment cette ressemblance a bouleversé sa vie. "Il y a un Israélien qui me ressemble. Cela me cause beaucoup de problèmes, et ma mère m'a chassé de la maison", confie-t-il.
"J'étais au travail quand ma mère m'a appelé et m'a dit : 'C'est quoi cette vidéo que tu as faite, vive Israël et vive Israël' Je n'avais rien fait, je ne comprenais pas. Je ne connaissais même rien à TikTok. Elle m'a dit : 'Non, tu es filmé dans une vidéo.' Elle m'a envoyé une vidéo pour vérifier que j'étais au travail. Quand je l'ai ouverte, elle m'a dit : 'Si c'est toi dans cette vidéo, ne rentre pas à la maison.'"
Interrogé sur la réaction assez étonnante de sa mère qui devrait savoir le différencier, Ayache admet : "Malheureusement, j'ai été aussi surpris''. Mais il reconnait que la ressemblance est troublante: ''Même moi, quand j'ai vu la vidéo, j'ai cru que j'étais le porte-parole de Tsahal. J'ai dû prouver à ma mère que ce n'était pas moi. Je me suis regardé dans le miroir et j'ai commencé à vérifier la ressemblance entre nous deux - et j'ai été convaincu''.
Le pizzaïolo explique que cette ressemblance a surtout perturbé sa routine professionnelle. "Au travail, ça m'a causé un gros problème. Ils ont commencé à me harceler, aussi bien mes collègues que les clients. Ils disent 'C'est Avichay' toute la journée. C'est tout le temps, chaque jour. Même les clients. Je travaille dans une pizzeria, je lance la pâte en l'air, alors les clients ont commencé à se lever pour voir Avichay jouer avec la pizza."
Cette notoriété involontaire s'est étendue aux réseaux sociaux. "Je suis très célèbre. Sur les réseaux sociaux, sur TikTok. Interrogez Chat GPT à mon sujet, il vous répond''.

A gauche: Mahmoud Ayache / A droite: le lieutenant-colonel Avichay Adraee (Photo by Yonatan Sindel/Flash90)
L'incident le plus grave s'est produit lorsqu'Ayache s'est rendu accompagné dans le quartier de la Dahieh, bastion du Hezbollah au sud de Beyrouth. La situation a rapidement dégénéré. "J'arrête la voiture, tout à coup j'entends des voix au loin : 'Labayka, labayka' (à vos ordres) et j'ai vu derrière moi des hommes armés avec des motos. Je n'ai pas compris ce qui se passait. Ils ont pris nos téléphones et ont dit : 'Pourquoi ressembles-tu à cette merde d'Israël ?' Ils nous ont placés sous un pont pendant environ une heure. Ils ont fait un contrôle de sécurité pour voir qui nous étions, jusqu'à ce qu'ils confirment qu'ils n'avaient rien contre moi."
Quand on lui demande s'il a songé à une chirurgie esthétique pour mettre fin à ce calvaire, Ayache répond: ''Pourquoi le ferais-je? Que lui (Avichay Adraee) se fasse opérer, c'est lui l'imitation. Je suis la version originale. Pardon, la version 'halal''.
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